mercredi 18 juillet 2007

L'an prochain

C'était dimanche dernier. La température clémente nous permettait à mes parents, ma soeur et moi, d'aller faire un petit tour du côté du Vieux Port de Montréal, afin de tâter un peu l'été. Mes parents étaient venus nous rejoindre dimanche matin, et j'avais l'intention de faire découvrir à ceux-ci les joies du Centre Ville sous les cieux estivaux. Après une ride en Métro (toujours un hit auprès des gens qui ne l'ont jamais utilisé - moi, je ne suis plus capable de le sentir) jusqu'à la station Place d'Armes, nous nous sommes dirigés vers les quais, suivant les notes de musique Dub qui parvenaient à nos oreilles en direct du Festival Reggae de Montréal.
Une fois rendus sur les quais, il ne nous restait plus qu'à nous rendre compte de l'infestation: que des enfants, des bébés, des poupons, des papas et des mamans à l'horizon (j'exagère, certes, déformation congénitale obligeant). Partout des petits morveux à la crème glacée coulant sur leurs vêtements, des bébés endormis dans leur poussette, des familles qui en prennent large sur le trottoir.
Alors qu'un père nous croisait, son bébé en bandoulière pleurnichant de la plus cute, mais aussi de la plus exagérée des façons - vous savez, quand il commence à grelotter dans leur pleurs -, mon propre paternel s'est retourné vers moi, une petite lueur coquine dans le coin de l'oeil:
«L'an prochain, ça va être toi, qu'il me dit. Ça va être ben drôle».
Certes, l'an prochain ça devrait être moi. Drôle, on verra pour qui.

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