FIJM
La fête du Jazz est commencée. Ça avait l’habitude d’être ma période préférée de l’été montréalaise, la période où je respire, pense et parle jazz. L’an dernier ce fut effréné, endiablé, orgiaque. Cette année, c’est plutôt tranquilos. Pourquoi ?
Parce que je n’ai pas un rond pour aller voir les spectacles en salles.
Les shows extérieurs sont fort intéressants, certes. C’est l’occasion de découvrir des artistes nouveaux, mais pas forcément jazz. Et c’est aussi l’occasion de sentir le pouls estival de Montréal. J'irai sans doute flotter, comme un spectre, dans les foules des spectacles extérieurs, question de ne pas me sentir cheap de ne pas être de la fête. D'autant plus que je me suis permis un petit spectacle au Gésu (hommage à Coltrane, forcément. Avec la crème de la crème du saxophone québécois - Miam!).
Mais moi, c’est les grosses pointures qui m’intéressent. Marsalis ; Medeski, Martin, Wood & Scofield ; The Cinematic Orchestra ; Jack DeJonhette, John Scofield and Larry Goldings ; Mike Stern ; Dave Holland ; Allan Holdsworth ; Joshua Redman; Ravi Coltrane; et j’en passe moults autres.
Cela fait que, cette année, j’ai comme l’impression de délaisser un ami parce que j’ai pas moyen de suivre son train de vie. On m’invite à une méga fête, mais j’ai pas les fonds nécessaires au cover charge.
Pardon festival, mais, cette année, j’ai comme pas le goût à la fête parce que tu me rappelles que je ne fais pas le salaire moyen annuel canadien.
Mais il y a pire dans la vie, n'est-ce pas?


