vendredi 29 juin 2007

FIJM

La fête du Jazz est commencée. Ça avait l’habitude d’être ma période préférée de l’été montréalaise, la période où je respire, pense et parle jazz. L’an dernier ce fut effréné, endiablé, orgiaque. Cette année, c’est plutôt tranquilos. Pourquoi ?

Parce que je n’ai pas un rond pour aller voir les spectacles en salles.

Les shows extérieurs sont fort intéressants, certes. C’est l’occasion de découvrir des artistes nouveaux, mais pas forcément jazz. Et c’est aussi l’occasion de sentir le pouls estival de Montréal. J'irai sans doute flotter, comme un spectre, dans les foules des spectacles extérieurs, question de ne pas me sentir cheap de ne pas être de la fête. D'autant plus que je me suis permis un petit spectacle au Gésu (hommage à Coltrane, forcément. Avec la crème de la crème du saxophone québécois - Miam!).

Mais moi, c’est les grosses pointures qui m’intéressent. Marsalis ; Medeski, Martin, Wood & Scofield ; The Cinematic Orchestra ; Jack DeJonhette, John Scofield and Larry Goldings ; Mike Stern ; Dave Holland ; Allan Holdsworth ; Joshua Redman; Ravi Coltrane; et j’en passe moults autres.

Cela fait que, cette année, j’ai comme l’impression de délaisser un ami parce que j’ai pas moyen de suivre son train de vie. On m’invite à une méga fête, mais j’ai pas les fonds nécessaires au cover charge.

Pardon festival, mais, cette année, j’ai comme pas le goût à la fête parce que tu me rappelles que je ne fais pas le salaire moyen annuel canadien.

Mais il y a pire dans la vie, n'est-ce pas?

mercredi 27 juin 2007

Mon vélo, c'est mon vélo, et je ne l'ai pas volé...

Dimanche soir, le gros dilemme de la soirée était ; allons-nous ou non au Parc Maisonneuve joindre nos voix menues aux deux centaines de mille fêtards de la Saint-Jean cuvée 2007. Bof, non. Trop chaud, trop fatigué, trop sédentaire pour lever mon cul de son siège. J’avais pas la ferveur patriotique énergique ce soir-là. Le goût d’être un bleu, un vrai, titillait bien mon orgueil de frog, mais j’avais mille et une raisons de me trouver une raison de ne pas y aller.

Fait que plus tard dans la soirée, ma douce m’interpelle : «J’pense qu’il y a quelqu’un sur le balcon qui gosse après ton vélo. J’étais pas sûr il y a 5 minutes, mais là je pense que je ne me trompe pas». Ni une ni deux, je lève mon postérieur de devant mon écran d’ordinateur et je cours ouvrir la porte de mon vestibule. Depuis près d’un an, nous n’avons plus de rideaux d’accrochés à la fenêtre de la porte d’entrée, ce qui m’a permis de voir un gaillard, l’air hagard, sur le porche, prêt à descendre l’escalier de notre appartement, vélo – mon vélo – sous le bras.

Je dois d’abord vous dire que mon vélo, il est vieux, rouillé, noir et rose, pas beau, pas moderne pour deux cennes : j’ai fait exprès de prendre celui-là justement pour décourager d’éventuel voleur. De surcroît, il a un pneu flat depuis deux semaines et il est pogné sur la cinquième vitesse parce que j’ai cassé le petit boute de plastique qui change les dites vitesses. C’est donc une vrai piece of junk. Il y avait facilement cinquante vélos plus intéressants que celui-ci dans un rayon de 100 mètres. Il ne valait pas les 15 minutes de travail. En fait, il aurait dû essayer de voler mon cadenas au lieu de le couper.

Ben le gars ne s’est pas sauvé en me voyant, il s’est mis à m’obstiner que c’était son propre vélo et il semblait insinuer que je le lui avais volé.

«Eille… C’est mon vélo.»
«Euhhh, non. Pas vraiment. Maintenant, tu vas me faire un plaisir de décrisser.»
«Mais man, c’est mon vélo…»
«…» (J’ai vraiment pas l’air menaçant, et, en plus, j’ai plutôt l’habitude de me laisser piler sur les pieds, mais ce soir-là, j’avais comme un goût de bâton de baseball).

Le mec a finalement descendu l’escalier, bredouille, dès qu’on a parlé police.

Bref, il n’y a pas de grosse morale à cette histoire, ni même de punch juteux. J’aimerais bien vous dire que je lui ai défoncé la tronche (tellement mon genre d’ailleurs), ou bien qu’il s’est effondré en excuses, ou bien que la police a débarquée, ou n’importe quelle finale enlevante. Mais non. Il s’est juste tiré.

C’est juste que tant qu’à voler quelque chose, assurez-vous que ça vaille la peine et, surtout, qu’il n’y ait personne autour quand vous le faite. Pis obstinez-vous pas quand vous êtes pris la main dans le sac. Ça a juste l’air con.

Et, en quelque part, j’étais content de n’être pas allé à la Saint-Jean. Il est vieux, rouillé, noir et rose, mon vélo, mais c’est mon vélo, et je ne l’ai pas volé.

mardi 26 juin 2007

Fête nationale ou fête francophile?

On a vu cette année, à la fête nationale, les Lynda Thalie et Florent Vollant, les Marco Calliari et les H'sao, tout cela afin d'étayer la diversité culturelle du Québec contemporain. Il est fort louable, voir même essentiel, d’inviter des artistes d’horizon divers à participer à notre fête nationale. Nous sommes en 2007 et le Québec est rendu là, et c'est tant mieux!
Suite à la lecture d’un texte dans le Journal Métro de Montréal (texte dont le nom de l’auteur m’échappe malencontreusement), je me pose néanmoins la question suivante : à quand une fête nationale québécoise qui inclura les Leonard Cohen, les Rufus Wainright, Les Patrick Watson, les Arcade Fire et autres sbires du «côté obscure de la force» du Québec? À ce que je sache, le Québec est à ce jour, et malgré toutes les objections que l’on pourra soulever, en partie anglophone.
Peut-être ont-ils déjà invité à la fête et peut-être ont-ils refusé. C'est une autre question et un autre problème.
Mais, en tant que peuple québécois, pourquoi ne pas fêter notre diversité linguistique en ajoutant l'anglais à la carte des mets de la fête nationale? Pas l'anglais canadien. L'anglais québécois.
Pourquoi cette fête a un parfum d'anglophobie?

dimanche 24 juin 2007

Lu quelque part...

Pour le plaisir de partager une petite citation:


«Gods dies. And when they truly die they are unmourned and unremembered. Ideas are more difficult to kill than people, but they can be killed, in the end.»


Lu dans: Neil Gaiman, American Gods, Harper Torch, page 58.

Lu quelque part...

Pour le plaisir de partager une petite citation de circonstances:

«La nation n'est pas un objectif. La nation est un état de fait, un fait d'identification et d'appartenance d'une société.»

Lu dans: André Larocque, Le parti de René Lévesque, Fides, page 55.

Bonne Saint-Jean!!!


jeudi 21 juin 2007

Merci! Merci! Merci!


C'est déjà terminé.

Ce fut rapide, schizophrénique, épileptique. Une soirée passée en fast-forward, ponctuée de quelques respirations et de tremblements. On m’avait prévenu : un mariage, une fois que c’est commencé, ça déboule vitesse grand V. Six mois de préparations, d’angoisse et d’attente pour deux journées d’exaltation, mais aussi pour célébrer une vie à deux qui, même après sept ans de vie commune, ne fait que débuter.

Pour paraphraser Bilbon Sacquet : « Je n’ai pas eu le temps de voir la moitié d’entre vous à moitié autant que je ne le voulais». Toutes les personnes présentes auraient mérité davantage de mon attention. Je m’excuse de ma rareté cette soirée-là.

Du reste, je vais profiter de cette petite tribune pour vous remercier tous d’être venu. Cette soirée fut, pour nous, une réussite et votre présence et votre plaisir étaient la clé de voute de cette réussite. Chaque sourire en cette soirée était une récompense, un sublime cadeau de mariage. Merci de vous être déplacés – pour certains de très loin - pour être venu célébrer avec nous notre union. Merci pour vos cadeaux. Notre petit-à-venir va pouvoir dormir dans un superbe lit grâce à vous.

Merci à nos amis, merci à nos familles, merci la vie!

J’en profite aussi pour remercier spécialement quelques acteurs spéciaux de cette soirée :

Félicie Ouellet pour les merveilleux souvenirs que son appareil photo et son œil averti nous a livrés. Sans ces photos, je n’aurais qu’un souvenir fugace de ces deux jours.

Cédric Carbonneau-Demers pour son incroyable sens du rythme. Quand même : pour un ti-gars de six ans, interpréter We Will Rock You de Queen et divertir plus de 80 personnes, faut le faire!

Luc Marquis pour son show splendide et pour mon Hit de l’été 2007, Martin aime la pizza et Frank Zappa (paroles de Denis Ouellet et invités).

David Lévie et l’équipe du Restaurant le Refuge de Saint-Nicolas pour la job impeccable.

Tante Tite sans qui cette soirée n’aurait jamais eût lieu.

Et finalement, Daphné. Je ne comprends toujours pas, après sept ans, ce qu’elle me trouve. Mais bon, c’est moi le grand gagnant là dedans, j’en suis sûr!

Humainement vôtre,

Karbo


mercredi 20 juin 2007

Montréal, vue du train

jeudi 14 juin 2007

Ma porte

Ce soir, je suis devant mon écran d’ordinateur. D’ordinaire, quand je me retourne, j’aperçois la porte de bois de notre chambre. Elle est brune, banale, comme toutes les portes de chambre que l’on peut voir dans les immeubles construits dans les années 70. Ce n’est pas une porte extraordinairement belle. Elle n’a pas un look historique, avec une poignée de porte en fonte, arborant une serrure avec un trou de clé style peephole comme on en trouve dans certains immeubles, ceux qui datent un peu. Ce n’est pas non plus une belle porte neuve de chez Reno Dépôt, fraîchement sortie de l’usine.

Non. Dans le fond, c’est une porte plutôt laide, avec des nœuds dans le bois et plusieurs coulis de peinture la couvrent.

Sauf que ce soir, quelque chose l’agrémente.

C’est qu’une robe de mariée est pendue à cette porte par le crochet de son support. Elle est cachée, enveloppée dans sa housse blanche, mais le secret n’est pas total.

C’est une robe de mariée, et elle augure ma journée de demain.

mercredi 13 juin 2007

Dieu bouffe (suite et fin)

Extrait d’un long article de Fiodor Bakounine III, paru dans Beyond God Weekly :

«C’est avec étonnement que notre communauté athée observa hier la complète ingestion de la Terre 1ière par Dieu aux environs de 3h00 du matin. En moins de 2 minutes, notre planète mère était ingérée par le divin courroux.

Avec cette boustifaille à échelle planétaire, le dernier bastion de l’Empire des Trois Religions est disparu. Le navire patristique de sauvetage fut rapidement rattrapé par la bestiole divine. Quelques ressortissants mussellements ont été retrouvé depuis, embarqués sur de frêles esquifs interplanétaires. Ils ont été éliminés par l’escouade Tactique Voodoo (l’escouade T.V.).»

L’article poursuivait ensuite sur la portée philosophique de la fringale céleste. La question suivante le terminait, ouvrant le texte sur des réflexions ultérieures importantes pour la compréhension future de l’événement :

«Les croyants finiront-ils toujours - d’une façon ou d’une autre, réellement ou métaphoriquement - ingérés par la foi qu’ils portent en leur dieu, effacés derrière leurs croyances?»

lundi 11 juin 2007

Dieu bouffe (suite...)

Ils ont tranché pour l’exil. Mais pas le leur. Celui des autres.

Certains de leurs certitudes évangéliques, coraniques et talmudiques, les adeptes des Trois Grands Monothéismes pratiqués au sein du Très Saint Empire, ceux-là même réunis en concile, ont voté pour l’exil des Hors-Dieu (désigné par le charmant surnom de Hodieux). Ainsi, la population humaine déportée sur les colonies lunaires à la fin du troisième millénaire de la Grande Guerre filigrane se voie religieusement montrer la porte ou la mort. Le concile a conclu qu’elle était vraisemblable la cause de la divine ingestion. Le courroux divin envers les courroucés de Dieu.

Athées, agnostiques, théistes, polythéistes, hérétiques, chamanistes, adeptes du Voodoo, animistes, panthéistes, ainsi qu’homosexuels, femmes lettrées, poètes, artistes, scientifiques hérésiarques, auteurs pamphlétaires, libres penseurs et autres divergents des normes Scatholique, Mussellemane et Jouidhaïque, embarqueront sur l’Antéchrist, vaisseau cargo-monde de très grande capacité.

Officiellement, ils seront déportés vers l’extrême Lactée, plus loin encore que l’Intersidérale, dans les derniers racoins peu explorés de notre galaxie.

Officieusement, le Très Saint Empire espère que Dieu changera de trajectoire pour suivre l’infecte piste dégagée par l’Antéchrist. Un appât pour nourrir l’ire divine.

dimanche 10 juin 2007

Dieu bouffe (suite)

Le Saint-Siège Œcuménique du Très Saint Empire des Religions Unis est en ébullition. Situé sur la Terre 1ière, dans la lande ou se dressait jadis la Jérusalem, Ville Mère du Très Saint Empire (créée à la suite de la Grande Guerre filigrane des Trois Millénaires), le Saint-Siège accueille le Concile Générale des Trois Religions.

Le constat est alarmant : Dieu est affamé. Dieu est en colère, en coliques. Il bouffe les colonies périphériques, celles en bordures de l’Intersidérale, la grande spatioroute jalonnant les limites de l’Empire, et il s’avance lentement mais surement vers le centre de l’Empire. Les calculs de cartographie multidimensionnelle des mystico mathématiciens sont formels : Dieu en veut à la Terre. Dieu veut la terre.

Le pourquoi de l’intervention divine inopportune? C’est afin de cogiter, de triturer, de byzantiner la question qu’ils sont tous rassemblés là en concile.

samedi 9 juin 2007

Dieu bouffe

Le Saint-François d'Assise IX, vaisseau amiral du contingentement Scatholique du Très Saint Empire des Religions Unies, s'avance inexorablement dans la bouche béante qui néantise, la bouche de Dieu, Métatron. La force d’attraction divine est telle que même les puissants réacteurs athéistiques (nourris à l’incroyance) ne permettent au Saint-François D’Assise d’éviter la très Sainte Digestion.

Quand Dieu a faim, Dieu bouffe. Ce que Dieu veut, Dieu le veut.

Pie DXXI, commandeur suprême de ce mastodonte de ferraille béni à la fois par l’Imam suprême, par le Pape et par le Rabbin des Rabbins, ne sait pas comment répondre à l’assaut divin. Il fait sa dernière prière à son Dieu. Ce dernier s’apprête d’ailleurs à se goinfrer jusqu’à plus faim de Scathos, de Musellements, et de Jouiffes. Skip, son fidèle second, fait dans son froc, s’agnosticise à la seconde alors qu’il réalise que la fin de sa piètre existence va se constituer de sucs digestifs divins, d’enzymes véniels, de bile patristique.

L’Apocalypse à l’échelle digestive, quoi?

vendredi 8 juin 2007

Portrait de famille


Ludivine, Edwin Holgate, 1930

mercredi 6 juin 2007

Mon erreur la plus coûteuse

Je me suis levé avec une certitude ce matin. J’ai empoigné un des nombreux livres de philosophie jonchant les étages de ma bibliothèque et j’ai réalisé que je n’aimais pas vraiment ça (outre un auteur, un bouquin par-ci, par-là), que j’avais fait un baccalauréat sans conviction profonde et que trois années, et même plus, de ma vie se résumaient - professionnellement s’entend - à des grenailles.

Et toutes ces réalisations pour la modique somme de plus ou moins 15 000$ (20 000$ avec les intérêts).

***

Un agent statistique pour le compte du ministère de l’Éducation m’a rejoint dimanche soir. Il enquêtait auprès des diplômés en philosophie.

À la question «Est-ce que votre présent emploi possède un quelconque lien avec votre formation académique ?», j’ai répondu placidement «plus ou moins». Disons que je travaille avec des bouquins. Le lien est ténu, mais il existe in extenso.

À la question «Quel était votre taux horaire au mois de janvier dernier», j’ai répondu «X,20$». L’homme à l’autre bout du fil, m’ayant mal compris, me demande «20$ de l’heure ?». Je corrige : «Non, non. I Wish ! X piastres et vingt cennes de l’heure». Le gars laisse échapper un «Aaaahhhhh…» avec trois petits points qui prennent le temps et le sens de cent points de suspension. J’ai presque entendu son silence pouffer de rire. Lui devait gagner pas mal plus à me demander cette question.

Mais à la question «Est-ce par choix ?», j’ai répondu d’abord non. Je ne voulais pas vraiment me l’avouer. Puis je me suis ravisé pour finalement me rendre compte que, dans le fond, oui c’était par choix.

***

Quelqu’un - plusieurs personnes en fait – m’ont laissé entendre que ce n’était pas perdu, que c’était de la culture personnelle. Dans le fond, c’est un peu vrai. Mais je m’en fou. 15 000 $ (20 000$ avec les intérêts) c’est beaucoup de culture personnelle hypothéquée pour l’avenir. C’est beaucoup de choses de la vie hypothéquée en général. C’est par exemple ; une hypothèque hypothéquée ; un voyage en Europe hypothéqué (culture ! Culture !); un régime d’épargne études pour mon enfant-à-venir hypothéqué ; une voiture (hybride of course) hypothéquée ; plein de concerts, bouquins, disques, visites au musée, hypothéqués (encore de la culture)…

Tout ça pour pouvoir dire que je me suis tapé Être et temps d’Heidegger et comprendre d’obscures blagues sur le cartésianisme (ma préférée étant: c't'une fois Descartes qui descend dans un bar. Il prend une bière, deux bières, trois bières. La troisième terminée, le barman s'approche et demande à René «Vas-tu en prendre une autre?». Descartes réfléchit un peu et répond «Mmmm... J'pense pas». On ne le revit plus jamais)

***

C’est mon erreur la plus coûteuse.

Au moins, je n’ai pas l’impression d’être le seul à l’avoir fait.

samedi 2 juin 2007

Paroles de disquaire #1

Partant des principes que «toute personne, quand elle se présente comme client, perd au moins la moitié de son quotient intellectuel (moi inclus)» et que «personne n'est parfait (surtout un disquaire)», je désire vous partager mes connaissances sur le magasinage de disques. Après trois ans de disquairariat et de librairariat, il y a plusieurs situations gênantes pour le client (et pour le disquaire) qui peuvent facilement être évitées.

Dans le fond, c’est pour votre propre bien : les disquaires et les libraires ont tendance à se foutre de la gueule des gens qui posent des questions idiotes, et, en plus, les employés s'en souviennent longtemps.

Un client brillamment préparé, qui sait ce qu'il cherche, on l'oublie rapidement. Le client twit, on en parle encore une heure ou deux après, question de faire baisser la pression laissée par les clients chiants (un autre «paradigme» qui demanderait un bouquin à lui seul).

Voici donc mon premier conseil de disquaire:

Faites vos devoirs avant de vous rendre en magasin.

Cas de figure 1:

Client: Je cherche une célèbre symphonie.
Disquaire: Puis-je vous demander laquelle?
Client: Bien... Celle en do.
Disquaire:(...) Ok. De quel compositeur?
Client: Je ne sais pas monsieur. Vous savez, LA symphonie en do? Elle est très connue.
Disquaire: (...) Vous l'avez entendue à la radio? Chez un ami? Vous connaissez l'interprète? Vous avez vu la pochette du disque?
Client: Non. Vous devez pourtant la connaître. Elle est célèbre!
(Cas vécu)

Cas de figure 2:

Client: Eille man! J'ai entendu une toune de Rap à la radio ce matin.
Disquaire: Bonjour monsieur (j'insistais toujours sur le bonjour quand on m’interpellait ainsi).
Client: J’connais pas le chanteur ni le nom d’la toune, mais y’arrêtait pas de dire «Yo» dedans.
Disquaire : (…) (Comme si c'est l'exlusivité d'une toune les «Yo» dans le rap...)
(Cas vécu)

Cas de figure 3 :

Cliente : Bonjour monsieur, je cherche le nouveau disque de Michael Bubble.
Disquaire : Vous voulez dire Michael Bublé.
Cliente : Non, non. Michael Bubble. Vous savez, le jeune chanteur de jazz canadien.
Disquaire : Désolé madame, mais c’est Michael Bublé.
Cliente : Je vous jure que c’est Michael Bubble.
(En fin de compte, elle n’a jamais acheté le disque de Michael Bublé et l’histoire ne dit pas si elle a enfin trouvé son disque de Michael Bubble)
(Cas rapporté par une collègue)

Le don de clairvoyance n’étant pas encore répandu dans la population en général, il y a des limites à ce qu’un disquaire peut deviner sur ce que vous cherchez. Faites un peu de recherches avant de vous rendre en magasin, de grâce!
Vous vous sauverez un voyage inutile, du temps perdu et une face.

vendredi 1 juin 2007

Bande annonce, The Golden Compass

Après la lecture de cette excellente trilogie de Fantasy/Roman jeunesse/Science-Fiction/Philosophie, je vais pouvoir me délecter de l'écoute du film, et ce, dès décembre 2007! Enfin un vrai preview!