Mon dépanneur
Après avoir monté les deux marches de béton, j’ouvre la porte de verre doublée d’une grosse grille de fer noir. Cette porte vitrée est couverte d’autocollants qui laissent savoir qu’à ce dépanneur : on accepte Interac ; on vend de la Molson Dry à 12.99$ la caisse de 12 ; qu’on y distribue les différentes lotos ; que le paquet de cigarettes Peter Jackson est pas plus ni moins cher qu’ailleurs ; que La Presse se vend là… Moult autres particularités propre à l’entreprenariat du dépanneur de quartier sont annoncées sur cette réclame de silice.
Dès le pas de la porte, on comprend qu’on n’entre pas dans un Couche-Tard aseptisé ni dans un dépanneur hyperbranché. Le plancher est un revêtement de plastique gris, brunâtre par endroit. Le rack à revue est en 2x4 peinturés en blanc cloués au mur. Les bonbons à l’unité dorment dans de petits bocaux de Dollarama. Certains produits sont décolorés parce qu’ils trônent là depuis des lustres. Tout est plus cher. Dans certains cas, pas beaucoup plus cher ; dans la majorité des autres, c’est outrageux (4$ pour un litre de jus Oasis ? Idem pour 4 rouleaux de papier-cul cheap?).
La majorité des clients s’achètent de la bière pis des cigarettes, tandis que le livreur de la place en grille une devant l’entrée. Il te salut parce que tu viens souvent pis qu’il est toujours là. Une fois entré dans le dépanneur, c’est un petit couple d’asiatiques – des Vietnamiens, je présume – qui vous accueille de derrière le comptoir. Le dépanneur est à eux. Ils y sont toute la semaine, ou presque, et tout le long des journées.
Ils ont presque toujours un sourire dans la face. Ils m’offrent toujours un sac même si j’en prends jamais. Ils me disent « des bonbons ?» avec leur accent lorsque j’entre dans le dépanneur parce que j’en achète parfois (souvent).
C’est un dépanneur typiquement montréalais, mais je ne l’échangerais contre aucun autre dépanneur.
Dès le pas de la porte, on comprend qu’on n’entre pas dans un Couche-Tard aseptisé ni dans un dépanneur hyperbranché. Le plancher est un revêtement de plastique gris, brunâtre par endroit. Le rack à revue est en 2x4 peinturés en blanc cloués au mur. Les bonbons à l’unité dorment dans de petits bocaux de Dollarama. Certains produits sont décolorés parce qu’ils trônent là depuis des lustres. Tout est plus cher. Dans certains cas, pas beaucoup plus cher ; dans la majorité des autres, c’est outrageux (4$ pour un litre de jus Oasis ? Idem pour 4 rouleaux de papier-cul cheap?).
La majorité des clients s’achètent de la bière pis des cigarettes, tandis que le livreur de la place en grille une devant l’entrée. Il te salut parce que tu viens souvent pis qu’il est toujours là. Une fois entré dans le dépanneur, c’est un petit couple d’asiatiques – des Vietnamiens, je présume – qui vous accueille de derrière le comptoir. Le dépanneur est à eux. Ils y sont toute la semaine, ou presque, et tout le long des journées.
Ils ont presque toujours un sourire dans la face. Ils m’offrent toujours un sac même si j’en prends jamais. Ils me disent « des bonbons ?» avec leur accent lorsque j’entre dans le dépanneur parce que j’en achète parfois (souvent).
C’est un dépanneur typiquement montréalais, mais je ne l’échangerais contre aucun autre dépanneur.

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